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11.5 : Facteurs psychologiques influençant notre interprétation

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    La fermeture est un impératif pour l'esprit pour donner du sens à son environnement, même lorsque seule une quantité limitée de données est disponible. Nous n'aimons pas la confusion. Si nous manquons d'informations nécessaires pour créer une réalité, notre esprit comble les vides ou les données manquantes. Il ne s'agit pas d'une activité consciente, mais plutôt d'une réaction réflexe psychologique. Nous ne décidons pas volontairement de procéder à une clôture ; nous sommes plutôt prédisposés à le faire. La clôture nous permet de comprendre et de catégoriser ce que nous observons.

    Par exemple, un de vos amis était censé vous appeler mais ne l'a pas fait. Vous commencez à imaginer ce qui lui est arrivé. Pour éviter toute confusion, vous commencez à créer une explication à partir des données limitées dont vous disposez. Vous pourriez décider que votre ami est en colère contre vous. Cet ajout d'informations est une clôture.

    La perception sélective se produit lorsque nous réduisons les cognitions disponibles pour interpréter l'environnement. Nous regardons quelqu'un qui n'est pas rasé et sale et, en nous basant uniquement sur ces deux cognitions, nous décidons qu'il est sans abri. Nous avons peut-être ignoré une multitude de cognitions supplémentaires. Dans la perception sélective, nous utilisons uniquement les cognitions que nous jugeons nécessaires pour porter un jugement sur les personnes, les événements et les choses de notre vie.

    La création de modèles est la tentative de maintenir les perceptions nouvelles ou actuelles en ligne avec les perceptions passées. Les nouvelles perceptions, qui contredisent les perceptions passées, nous font sortir de notre stase, ce qui implique que notre réalité est fausse. Nous voulons que nos nouvelles perceptions renforcent notre réalité existante. La structuration nous aide à éviter l'inconfort lié au traitement d'informations nouvelles ou contradictoires en maintenant ces informations dans les limites d'une stase déjà définie. Ce processus naturel entrave considérablement notre capacité à être un penseur critique.

    Forum économique mondial 28 avril 2015

    Dans le cadre d'une étude que nous avons récemment publiée dans Psychological Science, nous avons étudié les langues bilingues et monolingues allemand-anglais afin de découvrir comment les différents modèles linguistiques affectaient leur réaction lors d'expériences.

    Nous avons diffusé à des personnes bilingues allemand-anglais des clips vidéo d'événements comportant un mouvement, comme une femme marchant vers une voiture ou un homme se dirigeant à vélo vers le supermarché, puis nous leur avons demandé de décrire les scènes.

    Lorsque vous donnez une scène comme celle-ci à un germanophone monolingue, il aura tendance à décrire l'action mais aussi le but de l'action. Ils auraient donc tendance à dire « Une femme marche vers sa voiture » ou « un homme se dirige à vélo vers le supermarché ». Les anglophones monolingues décriraient simplement ces scènes comme « Une femme marche » ou « un homme fait du vélo », sans mentionner le but de l'action. La vision du monde adoptée par les germanophones est holistique : ils ont tendance à considérer l'événement dans son ensemble, tandis que les anglophones ont tendance à zoomer sur l'événement et à se concentrer uniquement sur l'action.

    Combien de fois avez-vous « refusé de croire » quelque chose ? Nous voulons naturellement être à l'aise.

    La conclusion de ce processus de perception est notre réalité. Nous créons notre réalité à partir du processus de perception d'un environnement. Sur le graphique, notre environnement a été créé par accident, mais si la réalité d'une personne est « Crazy Driver », celle d'une autre personne pourrait être « L'erreur du motard ». La réalité que nous atteignons est en fait une illusion que nous créons à partir de l'environnement.

    Le résultat final : Nos disputes avec les autres découlent des différences de nos réalités, et non de ce qui existe réellement dans notre environnement. Et notre réalité n'est pas réelle, c'est une illusion que nous créons. Donc, en substance, nous ne contestons pas ce qui existe réellement dans l'environnement, mais notre illusion de l'environnement.