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11.4 : Sélection et tri des filtres

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    Pourquoi deux personnes ne regardent-elles pas le même environnement et ne « voient-elles » pas la même chose ? Les stimuli provenant de l'environnement passent par un processus de sélection et de tri qui permet à certains de passer et à d'autres de disparaître. Il existe une variété de « filtres » qui agissent sur ces cognitions.

    Notre état psychologique influe sur la façon dont nous reconnaissons les données entrantes. Si nous sommes amoureux, même un jour de pluie peut nous faire du bien. Si nous sommes déprimés, quelle que soit la beauté de notre environnement, la réalité que nous créons sera négative. Nous sommes toujours étonnés de constater que chaque fois que nous souffrons de problèmes romantiques, nous entendons une chanson qui décrit exactement ce que nous ressentons. Nous avons peut-être déjà entendu cette chanson, mais maintenant, nous avons l'impression d'entendre vraiment les paroles pour la première fois, à cause de notre état d'esprit.

    Notre condition physique peut avoir une incidence sur les données que nous reconnaissons. Les influences physiologiques incluent : les sens, l'âge, la santé, la fatigue, la faim et les cycles biologiques. Si nous avons faim ou si nous sommes fatigués, nous voyons notre environnement différemment que si nous avons mangé et que nous nous sommes reposés. Vous avez peut-être remarqué que chaque fois que vous essayez de suivre un régime, vous ne remarquez que des publicités alimentaires ou des restaurants de restauration rapide. Lorsque vous avez de nouveau faim, vous êtes plus ouvert à recevoir des données concernant la nourriture. C'est pourquoi les publicités alimentaires sont diffusées tard dans la soirée, lorsque les gens ont faim et sont prêts à grignoter. Je suis parfois convaincue qu'il n'y a que des boutiques de beignets entre ma maison et l'endroit où je dois me rendre.

    Notre langage crée un système organisationnel qui nous permet de comprendre les messages de notre environnement. La langue joue un rôle déterminant dans la façon dont nous percevons, interprétons et catégorisons le monde et les informations qui nous parviennent. Plus notre vocabulaire est limité, plus notre réalité est limitée. Par exemple, il n'y a pas beaucoup de neige dans le sud de la Californie. Il existe donc un vocabulaire limité pour décrire la « matière blanche ». Nous l'appelons neige ou neige fondante. Les amateurs de ski peuvent également utiliser le terme « poudreuse ». Lorsque nous avons trois mots pour le décrire, d'autres cultures en ont bien d'autres. Les Esquimaux, par exemple, utilisent dix-huit symboles linguistiques différents pour désigner la neige. Chacun est utilisé dans un sens différent pour décrire des choses telles que la quantité, la qualité et la densité. Notre capacité à découvrir la réalité de la neige par rapport à celle des Esquimaux est très limitée.

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    11.4.1 : « Œil humain gauche » (CC0 1.0 ; inconnu via PeakPx.com)

    « Il y a tant de choses à voir, mais nos yeux du matin décrivent un monde différent de celui de l'après-midi et nos yeux fatigués du soir ne peuvent sûrement que signaler un monde nocturne fatigué... » 1 John Steinbeck, Travels With Charley

    Le linguiste Benjamin Whorf explique : « Le monde est présenté dans un kaléidoscope d'impressions qui doivent être organisées par notre esprit. Les significations ne sont pas tant découvertes par l'expérience qu'elles lui sont imposées, en raison de l'emprise tyrannie que la forme linguistique exerce sur notre orientation dans le monde. Si vous voulez voir le monde comme quelqu'un d'autre, apprenez sa langue. » 2

    Notre apprentissage formel (de la maternelle à la 12e année et au-delà) façonne la façon dont nous percevons notre environnement. Une grande partie de notre éducation consiste à façonner une vision socialement correcte de notre environnement. L'éducation formelle a pour base l'obligation d'apprendre aux gens à être de bons citoyens. On nous apprend à percevoir que des valeurs telles que la démocratie et l'individualité sont souhaitables.

    Nos expériences sont nos activités d'apprentissage informelles de première main. Les expériences ont tendance à se superposer les unes sur les autres. Chaque expérience similaire est ajoutée à une expérience précédente. Les études dans ce domaine suggèrent que les expériences de première main ne représentent qu'environ 5 % de tout ce que nous savons sur notre environnement.

    Nos attentes sont des perceptions selon lesquelles nous nous attendons à être conformes à ce que nous pensons déjà être l'événement réel. Nous laissons entrer ces cognitions dans le processus de perception auquel nous nous attendons. Les attentes sont influencées par : les différences culturelles, les rôles sociaux, les rôles de genre, les rôles professionnels et l'idée de soi. Les attentes que nous avons de nous-mêmes entrent dans la catégorie des prophéties auto-réalisatrices. À bien des égards, ces attentes personnelles dictent la façon dont nous agirons à l'égard des personnes, des événements et des choses de notre environnement. Ils constituent un puissant outil de conditionnement qui affecte notre estime de soi et, en fin de compte, notre jugement.

    Référence

    1. Steinbeck, John. Voyages avec Charley. Londres : Penguin, 1980.
    2. Whorf, Benjamin et John Carroll. Pensée et réalité linguistiques : quelques écrits de Benjamin Lee Whorf. Cambridge : MIT Press, 1956.